Une lampe d'architecte dans mon bureau

Par Blog Laurie Lumière

La lampe design de bureau RubberBras articulé, diffuseur orientable, pied pivotant, système robuste, éclairage fonctionnel, ces caractéristiques signent l’ADN d’une lampe particulière : la lampe d’architecte. Immédiatement reconnaissable, sa conception est le fruit d’une réponse à des contraintes de travail dans l’industrie et dans les bureaux d’architecte : un éclairage puissant, ciblé, dirigeable sans empiéter sur la surface de travail et des matériaux résistants.

Une pionnière, la lampe Gras

La conception de cette lampe idéale pour travailler remonte à 1921. Bernard-Albin Gras dessine une lampe, la n°201, spécifiquement conçue pour l’industrie : son bras articulé et amovible permet d’orienter la lumière selon les besoins et ne comprend ni soudure ni vis. Elle est munie d’un système de fixation polyvalent et est facilement adaptable à différents plans de travail. Son succès est immédiat, et elle est rapidement adoptée par de grands noms, Matisse ou Braque puis par des architectes de renom comme Robert Mallet Stevens ou Eileen Gray. On la surnomme alors « lampe d’architecte ». Le Corbusier la qualifiera « d’objet utile ».

Des petites sœurs également célèbres

Dans la même lignée et conçues dans le même esprit de fonctionnalité, de nombreuses lampes d’architectes vont apparaître et devenir tout aussi célèbres que la lampe Gras.
En 1927, un ingénieur français,  Edouard Wilfried Buquet, dépose un  brevet : celui de lampe équilibrée. Il invente le poids  et le contrepoids pour garantir la stabilité de la lampe quelle que soit la position du bras, une première !

L’Anglepoise naît en 1930 en Angleterre. Inventée par un ingénieur anglais, Georges Carwardine. Comme son nom l’indique, elle se pose dans un angle pour libérer un maximum d’espace disponible.
En 1940, en France, naît une autre lampe fonctionnelle et incontournable : la Jielde dessinée par Jean-Louis Domecq.
Enfin, impossible d’évoquer la lampe d’architecte  sans citer la célèbre Tizio, aujourd’hui exposée au Metropolitan Museum et adoptée en 1981 par François Mitterrand.  Dessinée en 1972 et munie d’un bras articulé, d’une tête orientable, le tout équilibré par un contrepoids,  elle est la deuxième lampe halogène fabriquée en série.

Une lampe grand public

Aujourd’hui, la lampe d’architecte s’invite dans nos intérieurs. De par ses qualités intrinsèques indéniables, cette lampe est idéale pour travailler et équiper votre bureau.
Plébiscitée pour ses qualités techniques et esthétiques, elle ne se cantonne plus seulement aux espaces de travail mais glisse dans nos univers privés pour être détournée en lampe de lecture, suspension, applique et ce dans toutes les pièces de la maison : chambre, cuisine, salon,  entrée : la rançon d’un succès jamais démenti.

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