Rencontre éclairée avec la comédienne de théâtre Amélie Gonin

Par Blog Laurie Lumière
La comédienne Amélie Gonin

Comédienne de théâtre, Amélie Gonin sera à l’affiche du Malade Imaginaire aux côtés de Gérard Holtz pour une tournée théâtrale qui accompagnera le Tour de France à partir du 27 juin 2012. Elle nous dévoile l’envers du décor d’une pièce de théâtre, côté éclairage. Et nous livre ses secrets d’éclairage chez elle.

 

 

 

 

Quel rôle joue l’éclairage pendant une représentation ?

Amélie Gonin – L’éclairage est bien sûr très important, il fait partie intégrante de la narration et suit le cours de l’histoire, des actions et de la temporalité de la pièce de théâtre. Par exemple, pour une pièce classique comme Les Fourberies de Scapin, qui se déroule sur 24 heures, la lumière accompagne tous les moments de la journée jusqu’au crépuscule. Souvent, c’est le metteur en scène ou le scénographe qui gère lui-même la mise en lumière : cela lui permet de créer son décor en maîtrisant ce paramètre pour créer le climat visuel recherché.

Comment se passent les réglages lumière ?

A.G.- Nous les acteurs, nous sommes passifs par rapport à l’éclairage mais on s’y habitue, et finalement on apprend à jouer avec lui. Pendant les répétitions par exemple, il y a ce que l’on appelle les filages : ce sont des réglages lumière faits pour rechercher les effets lumière scène par scène. Pendant ce temps-là, on s’arrête de jouer pour que la lumière soit étalonnée, et on se déplace sur scène. C’est à ce moment-là que, pour nous, la pièce devient très concrète.

Selon le type d’éclairage, y a-t-il des contraintes ou des incidences sur votre jeu ?

A.G.- Oui tout à fait. Il faut être attentif par exemple à ce que l’on appelle les latéraux : ce sont des éclairages qui viennent des côtés par rapport aux comédiens. Il faut alors que le comédien se décale par rapport à son partenaire car ces éclairages créent des ombres sur lui, ce qui peut être désagréable pour les spectateurs. Il y a aussi la « douche », cet éclairage qui focalise une zone, localise un endroit. Cette lumière peut créer des ombres violentes, notamment sur le visage.

Quel éclairage privilégiez-vous dans votre intérieur ?

A.G.- Les éclairages indirects, sans hésitation ! J’ai une maman qui aime la déco et qui avait pour habitude de mettre une pièce de feutre sur ses ampoules pour teinter et tamiser l’éclairage, et lui apporter des nuances pastels. Cela m’est resté ! Je privilégie l’éclairage tamisé et les lumières dans les coins, ainsi que les bougies. Dans ma cuisine, j’ai un variateur relié à des spots halogènes, c’est très agréable. Dans le salon, j’ai un très grand lampadaire articulé situé entre la salle à manger et le salon. C’est très pratique, car selon les besoins, je l’oriente d’un côté ou l’autre de la pièce. Dans la salle à manger, j’ai aussi une suspension et des éclairages complémentaires. Dans la chambre, pas de plafonnier mais des lampes reliées à des prises commandées et des lampes de chevet. Je n’aime pas les éclairages qui éclairent les plafonds, cela les rend trop présents.

Calendrier de la Tournée Le Malade Imaginaire avec La Compagnie de la Reine du Théâtre Montansier de Versailles

– Mercredi 27 juin : Grand Amphithéâtre de la Sorbonne à Paris
– Lundi 2 juillet à Lille (59)
– Mercredi 4 juillet à Rouen (76)
– Vendredi 6 juillet à Tomblaine (54)
– Dimanche 8 juillet à Besançon (25)
– Mardi 10 juillet à Mâcon (71)
– Jeudi 12 juillet à Saint Jean de Maurienne (73)
– Samedi 14 juillet au Cap d’Agde (34)
– Dimanche 15 juillet à Samatan (32)
– Mardi 17 juillet à Lescar (64)
– Jeudi 19 juillet à Blagnac (31)
– Samedi 21 juillet à Rambouillet

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