Rencontre avec Francesca Mantovani, photographe de la lumière

Par Blog Laurie Lumière
La photographe Francesca Mantovani ©

Photographe reconnue, Francesca Mantovani travaille pour la presse Art de Vivre et collabore notamment au Marie Claire Maison depuis 2008. Sollicitée pour de nombreux projets institutionnels, elle publie également des ouvrages à succès. En parallèle, elle mène un travail artistique autour de l‘art culinaire et est actuellement à l’affiche de deux expos : « Pâtisseries imaginaires » qui dévoile un travail poétique sur les pâtisseries; la seconde « Still Life », véritable clin d’œil à la peinture hollandaise, expose un inventaire, une mise en lumière des fruits et légumes oubliés. Rencontre avec une artiste photographe au regard affûté.

 

Quelle importance revêt l’éclairage dans votre métier?

Francesca Mantovani :L’éclairage dans mon métier est capital, essentiel, il permet de sublimer une personne, un lieu, un produit.
Le style d’éclairage, en plus de créer un climat visuel, permet de traduire une émotion, de donner une intention. En fonction de ce que je photographie, j’utiliserais un éclairage naturel ou sophistiqué, cela dépend de ce que l’on veut raconter…

Vous réalisez des portraits de célébrités, une expo photos dédiée à la pâtisserie, photographiez des intérieurs… Quel  type d’éclairage privilégiez-vous pour chacun de ces exercices?

FM : Je me considère comme portraitiste, et je réalise beaucoup de portraits d’écrivains, comédiens, designers… Je ne travaille généralement qu’avec une source de lumière ou deux maximum. Lorsque c’est possible, je vais privilégier la lumière du jour d’une fenêtre qui m’apportera la douceur que je cherche à transmettre dans un portrait.

Lorsque je photographie des lieux, des maisons et lorsqu’il n’y a pas assez de lumière du jour, j’ai recours à des HMI que je travaille en lumière indirecte, ce sont des éclairages classiques de cinéma, que je loue chez RVZ, un loueur spécialisé en lumières de cinéma.

Pour mes photos de recettes de cuisine, je vais privilégier aussi une lumière naturelle de fenêtre plein nord, et utilise parfois des néons. La lumière que je préfère est une lumière indirecte froide. Je trouve qu’elle sublime les plats, et rend les recettes plus appétissantes !

Chez vous, quelle est votre pièce préférée ?

FM : Ma pièce préférée est la salle de bains où j’ai recréé une ambiance d’inspiration Terence Conran avec un carrelage blanc et des murs gris, un vieux miroir… J’ai pris soin de mettre des spots  étanche (ip64) même dans la douche italienne. J’aime aussi les espaces qui ont des grandes fenêtres ou des baies vitrées, ainsi que les espaces où le soleil entre et réchauffe la maison. J’adore suivre l’évolution du soleil tout au long de la journée qui modifie à chaque instant l’éclairage d’une pièce.

Quel type d’éclairage à vos faveurs pour éclairer votre intérieur ?

FM : Autant j’aime une lumière froide le jour, autant, dès que viens le soir, je crée des ambiances avec beaucoup de petits points de lumières, aux couleurs chaudes, pour rendre les pièces à vivre plus chaleureuses.  Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est d’avoir le choix d’une ambiance plus ou moins tamisée, c’est pourquoi toutes mes lampes et spots ont des variateurs.

Quel type d’éclairage conseillez-vous pour mettre en valeur des photos exposées sur un mur ?

FM : La température de l’éclairage est importante pour ne pas dénaturer une image exposée. Un mauvais éclairage peut éblouir, décolorer ou ternir les photos. Aujourd’hui, on trouve sur le marché des systèmes d’éclairage simples et efficaces;  la technique d’éclairage Led offre un rendu intéressant, mais je préfère des lumières projecteurs réglables avec un set de volets qui permet de délimiter l’éclairage aux contours du cadre. Le positionnement des spots est aussi essentiel, il faut veiller à les placer correctement de manière à ne pas avoir de reflet lorsqu’on regarde la photo.

Infos pratiques
> www.francescamantovani.com

Exposition « Pâtisseries imaginaires »
et Exposition « Still Life »

A l’espace culinaire du « Purgatoire » d’Alain Pirelli, 54 rue de Paradis 75010 Paris
Jusque fin janvier 2012

 

Publié le