Rencontre avec Adéline Morin, chef opératrice

Par BlogLaurieConseil
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Après une école de cinéma, une formation à l’école de l’image Gobelins et une spécialisation à l’ESN Louis-Lumière, Adéline Morin est chef opératrice et cadreuse depuis 5 ans pour des clips, des courts métrages et des films institutionnels. Et bien sûr, l’éclairage et la lumière tiennent une place prépondérante dans son métier.

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Quel est le rôle d’un chef opérateur ?

Adéline Morin – Le chef opérateur est le responsable de l’image et de l’éclairage. Il est souvent également cadreur, ce qui est mon cas. Son travail consiste à gérer les plans. C’est un travail d’équipe avec un assistant, un ou plusieurs électros. L’intérêt de la lumière est de créer une ambiance, un climat visuel en lien avec l’histoire et avec les envies du réalisateur. Le souci est également esthétique, l’objectif étant de rendre l’image encore plus belle.

Quelles sont les contraintes à l’image liées aux couleurs, à la lumière ?

AM- Le blanc, le noir, les couleurs du signal sont à priori à éviter : le bleu, le rouge, le vert. Les rayures sont à proscrire, cela crée ce que l’on appelle un phénomène de moirage difficile à gérer avec certaines caméras. Mais c’est une concertation avec les décorateurs et costumières, on peut s’adapter à ces contraintes, tout dépend du parti pris, de l’effet recherché.

Qu’est-ce que le Pré lighting ?

AM- C’est une phase de test qui n’est pas systématique. Pour gagner du temps, on installe par exemple les lumières la veille d’un tournage pour caler l’éclairage. C’est surtout nécessaire sur des tournages compliqués avec plusieurs décors différents par exemple.

Quelle est l’étape essentielle pour vous en post-production ?

AM- L’étalonnage. C’est la phase où l’on va équilibrer les plans notamment en terme d‘intensité lumineuse pour gérer la cohérence entre deux plans. Il faut que l’harmonie générale du film soit respectée même si les scènes ont lieu à des moments et à des endroits différents. Actuellement, par exemple nous avons tourné un court métrage de 8 minutes en 2 jours et demi, l’étalonnage s’est effectué sur un jour et demi…

Quel éclairage préférez-vous dans les pièces à vivre ?

AM- Je suis sensible à la lumière naturelle, j’ai choisi mon appartement pour cela. Les murs sont blancs, j’aime les espaces clairs. Pour l’éclairage artificiel dans le salon, je privilégie un éclairage d’ambiance en multipliant les points lumineux. Je n’ai pas d’éclairage au plafond donc j’utilise un grand lampadaire pour l’éclairage général. Puis en fonction des moments ou des envies, je module l’éclairage grâce aux différents points lumineux.

Quel est votre réalisateur préféré en terme d’éclairage et de climat visuel ?

AM- Ah, Il y en a beaucoup mais je dirais Tim Burton. C’est l’un des réalisateurs qui m‘a fait aimer l’image notamment, le film, Edward aux mains d’argent.

Votre actualité ?

AM- Je travaille sur un court métrage qui sera présenté dans plusieurs festivals, La petite retraite.

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