La fin des lampes à incandescence, qu'est ce que cela signifie?

Par Blog Laurie Lumière
La fin des ampoules à incandescence

Souvent attribuée à Thomas Edison, la lampe à incandescence a en réalité été inventée par le britannique Joseph Swan puis améliorée par Thomas Edison en 1879. Cette fabuleuse lampe qui a accompagné le XXème siècle disparaît de nos habitations. Pourquoi ?

 

 

 

Fin 2012, la lampe à incandescence disparaît des rayons en Europe

Une lampe à incandescence produit de la lumière en portant à incandescence un filament de tungstène. Après plus d’un siècle de bons et loyaux services, le 31 décembre 2012 a sonné le glas de l’ampoule à incandescence. Cette date marque en effet le retrait définitif des circuits de vente en Europe décidée par l’Union Européenne le 8 décembre 2008. Et ailleurs dans le monde ? Les Etats-Unis ont, par exemple, adopté un plan de retrait progressif dès 2007 applicable à partir du 1er janvier 2012. L’Australie a quant à elle interdit la vente des lampes à filament dès 2010.

Vers d’importantes économies en énergie

La lampe à incandescence est très énergivore, c’est là son principal défaut transformant 5 % seulement de son énergie en éclairage et perdant les 95 % restant en chaleur. L’objectif visé par l’Union européenne est d’économiser à partir de 2020, -le temps que les ampoules disparaissent aussi de nos intérieurs à l’échelle européenne-, l’équivalent de la consommation électrique de la Roumanie (soit environ 11 millions de ménages) et de réduire ainsi les émissions de dioxyde de carbone de 15 millions de tonnes par an.

Des alternatives moins énergivores

Reste pour le consommateur à choisir des solutions plus économiques car moins énergivores. Seul bémol, ces alternatives comportent elles aussi des défauts. Ainsi, les Leds, considérées comme les ampoules les moins énergivores, n’offrent pas pour le moment un éclairage équivalent aux ampoules à filament et demeurent très chères à l’achat. Les ampoules fluocompactes, plus économiques à l’acha,t renferment du mercure qu’il faut recycler quand elles arrivent en fin de vie. Les halogènes haute efficacité offrent une belle qualité d’éclairage mais restent assez gourmandes en énergie. Gageons que ces défauts s’amenuiseront bientôt avec des améliorations technologiques notables, comme la récente création de fluocompactes composées avec un amalgame de mercure recyclable ou de Leds à 360°.

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